Les futures présidences du Conseil de l'Union Européenne

Les futures présidences du Conseil de l'Union Européenne
La présidence française du conseil de l'Union Européenne s'achevera en décembre sur une revalorisation du rôle des Etats au sein de l'Union.

La gestion de la crise financière qui a touchée profondément l'Europe à la rentrée 2008 a montré la voie vers l'Europe des Nations, l'Europe que nous voulons. Les Etats européens ont agis de concert en imposant leur politique commune aux institutions européennes et en particulier à la banque centrale.

La future présidence de l'Union reviendra en janvier prochain à la République tchèque représentée par son président Vaclav Klaus, fervent défenseur de cette Europe, respectueuse de la souveraineté propre à chacun de ses membres.

Les présidences du Conseil de l'Union européenne


Allemagne : janvier - juin 2007

Portugal : juillet - décembre 2007

Slovénie : janvier - juin 2008

France : juillet - décembre 2008

République tchèque : janvier - juin 2009

Suède : juillet - décembre 2009

Espagne : janvier - juin 2010

Belgique : juillet - décembre 2010

Hongrie : janvier - juin 2011

Pologne : juillet - décembre 2011









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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 04:58

Européennes : Villiers crédité de 8 % des voix

Article paru dans le Monde du 01.11.08.

"Après l'ouverture à gauche, l'ouverture à droite ? Nicolas Sarkozy a convié lundi 27 octobre dans la plus grande discrétion, à l'Elysée, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF). Premières manoeuvres de séduction à l'approche de la campagne pour les élections européennes du 7 juin 2009, dont le chef de l'Etat compte régler le moindre détail. L'UMP craint la concurrence ravageuse du leader souverainiste (6,7 % des voix en 2004 et 13,1 % en 1999, devant la liste conduite par M. Sarkozy, humilié avec 12,8 %).

Le chef de l'Etat dispose d'une marge de manoeuvre limitée : le leader souverainiste ne demande rien, pas même un strapontin ministériel, et entend mener sa bataille des européennes, allié au héraut du non irlandais Declan Ganley. M. de Villiers est arrivé à l'Elysée fort d'un sondage Ipsos qui le crédite de près de 8 % des voix (22 au 23 septembre, 1 003 personnes). "Je n'ai jamais eu un tel score de départ. Avec cela, on passe sans problème la barre des 10 %", se réjouit l'intéressé, ravi du jugement négatif des Français sur tous les domaines d'action de l'Europe (croissance, chômage, délocalisation, agriculture et pêche, immigration) à l'exception de l'environnement (Ipsos). "On est passé d'une période de sourde hostilité à une période d'hostilité farouche", estime M. de Villiers.

Pour éviter que ses électeurs fuient chez les centristes, européens historiques, ou chez les souverainistes, l'UMP espère que M. de Villiers renoncera à se présenter dans les régions où il n'est certain d'avoir des élus, comme en Ile-de-France. Même tactique vis-à-vis du Nouveau Centre, qui serait dissuadé de partir sous ses propres couleurs, à l'exception de la région Normandie-Nord, fief du ministre de la défense, Hervé Morin. A gauche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a été approché. On songe à lui pour la liste en Ile-de-France. "Je n'ai pas du tout l'intention d'aller au Parlement européen. Battre les estrades, je ne suis pas le mieux à même de le faire. Il y a d'autres manières de servir", tranche M. Jouyet.

Au-delà des alliances et débauchages incertains, M. Sarkozy compte s'appuyer sur l'élan de sa présidence européenne. "La donne a changé. Jusqu'à présent, l'Europe inquiétait. Avec la crise financière, le sentiment que l'Europe protège progresse", analyse Brice Hortefeux, chargé des élections à l'UMP. A TNS-Sofres, Brice Teinturier est dubitatif : "Si l'Europe a un visage, une position commune, cela ne suffit pas à lui redonner de la légitimité. Tant que la crise n'est pas finie, on peut dénoncer son impuissance." L'Elysée compte mener l'offensive sur quatre axes : l'environnement, pour contrer la mouvance verte de Daniel Cohn-Bendit ; le gouvernement économique, thème cher aux socialistes ; l'Europe politique, pour se réconcilier avec la France souverainiste ; l'Europe dans les régions pour démontrer les vertus concrètes de l'UE.


DES NOUVEAUX VISAGES


M. Sarkozy veut choisir lui-même les personnalités éligibles, avec un double objectif : afficher de nouveaux visages comme la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, mise sous pression croissante pour mener la bataille en Ile-de-France ; envoyer des vétérans susceptibles d'obtenir des postes stratégiques au Parlement, comme l'ex-commissaire européen Michel Barnier (tête de liste dans le Sud-Est), Joseph Daul (Est), actuel président du groupe du Parti populaire européen (PPE) à Strasbourg, voire Alain Lamassoure (Sud-Ouest).

La bataille sera rude. Ipsos crédite l'UMP et le PS respectivement de 22,5 % et 21,5 % des voix, suivis de François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit (11 et 10,5 %). Viennent ensuite Olivier Besancenot (8,5), Philippe de Villiers (8 % ou 6,5 % selon que Nicolas Dupont-Aignan se présente ou non) et le Front national (6 %). L'UMP a pour consolation de partir d'un score très bas : 16,6 % en 2004 alors que le PS avait triomphé avec 28,9 %.

"Le haut niveau du PS de 2004 va le faire apparaître comme le perdant de l'élection, du fait de la concurrence de Daniel Cohn-Bendit, François Bayrou et Olivier Besancenot", veut croire le politologue Patrick Buisson, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy. "

Arnaud Leparmentier
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# Posté le lundi 03 novembre 2008 18:31

Portrait du sénateur Bruno Retailleau

Portrait du sénateur Bruno Retailleau
Bruno Retailleau - Un sénateur au service de la France et de la Vendée

Vendéen d'abord. Locale ou nationale, l'identité n'est ni un vain mot ni un concept creux pour Bruno Retailleau qui pense culture, économie et politique en un même et incessant échange à partir duquel il esquisse aussi les grandes lignes d'un autre projet européen.


« Ne pas être un élu hors sol », telle pourrait bien être la devise de Bruno Retailleau. Ce sénateur proche de Philippe de Villiers, ne se contente pas d'affirmer sans relâche les liens très forts qui l'unissent à son territoire, se disant « très attaché à ses racines » et revendiquant « une fierté d'être d'où l'on est ». Lui qui est entré au Puy-du-Fou en 1977, à 16 ans, comme cavalier, va bien au-delà : dans son rapport quasi charnel avec son terroir, il inclut un amour de la nature qui le pousse, aujourd'hui encore, à élever avec passion, sur les cinq hectares qui entourent sa maison, des moutons, des oies, des chiens, des chevaux et des vaches, « des petites vaches jersiaises » dont il mime, les yeux pétillants lui-même, les longs cils et les yeux de biche. C'est peu de dire qu'il a la Vendée dans la peau.

La grande aventure du Puy-du-Fou

Son engagement pour son département passe donc aussi par la défense de son patrimoine naturel, car « l'écologie, c'est une idée de droite finalement ». Une de ses grandes victoires législatives fut ainsi l'adoption l'un de ses amendements, créant un article additionnel à la loi sur la responsabilité environnementale, pour permettre aux collectivités locales de se porter parties civiles dès lors qu'il y a un dommage écologique, qu'il soit direct ou indirect. Tout a commencé avec le Puy du Fou, « cette grande aventure humaine, cette grande aventure culturelle, et économique aussi » qu'il rejoint dès ses débuts comme bénévole en très proche voisin, et à laquelle il reviendra sans cesse. Dès 1985, il participe à la mise en scène de la cinéscénie dont il peut aujourd'hui vanter « le triple succès » : 3000 bénévoles pendant trente ans, un millier d'emplois en 2008 avec des retombées importantes et pas un euro d'argent public, ni d'une entreprise capitalistique. Le projet qui suscite des émules à l'étranger, de la Floride à la Russie, prend encore bien du temps à celui qui lui doit son entrée en politique : il lui consacre tous ses vendredis et samedis soirs, de mai à septembre. La façon de déployer les énergies et de les fédérer habilement autour de cette démarche aussi audacieuse qu'originale aura valeur de référence lorsque Philippe de Villiers prenant la tête du Conseil Général de Vendée en 1988 au moment où Bruno Retailleau y exerce son premier mandat, ouvrira une nouvelle page « avec une vraie vision pour le département ». A leur actif, des actions ambitieuses comme le Vendée Globe, le désenclavement ou l'accompagnement des entreprises, qui contribuent à forger l'image d'un département dynamique, « inexplicable sans la référence aux mentalités, car, le développement économique, c'est du culturel ».

Communication et nouvelles technologies

Parenthèses nantaise et parisienne pour les études closes, Bruno Retailleau revient en Vendée jute à temps pour le lancement de Radio Alouette où il anime d'abord une émission avant d'en être nommé Directeur d'Antenne puis Directeur Général Adjoint, au début des années 80, « en plein bouillonnement de la FM ». En 1987, cette première expérience lui vaut de d'être nommé à la tête de la Fondation pour les arts et les sciences de la communication, un troisième cycle de communication, une des toutes premières grandes écoles de communication, créée à Nantes par Olivier Guichard et Philippe de Villiers. Le voilà aux prises avec la nouvelle société de l'information, une thématique dont il se saisit et qu'il ne lâchera plus : « J'ai vu à ce moment-là qu'on était en train de quitter le monde et que la révolution numérique, ce n'était pas seulement un gadget, mais c'était une rupture radicale, qui allait remodeler notre société ».

Présidant aujourd'hui la commission du dividende numérique qui requiert une vraie maîtrise technique des nouvelles technologies, il a présenté cet été avec ses sept collègues leurs recommandations au Premier Ministre sur « le schéma national de réutilisation des fréquences libérées par l'arrêt de la diffusion analogique de la télévision ». Elu au Sénat depuis 2004, Bruno Retailleau reconnaît des avancées positives depuis le début de la présidence Sarkozy sur beaucoup de dossiers comme le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les services minimums dans les transports et à l'école, ou encore la fusion ANPE et Unedic, mais s'est refusé à voter la révision constitutionnelle, un texte qui franchit a ligne jaune qu'il a fixée, celle d'apporter des garanties fondamentales au peuple en lui permettant de choisir avec qui il veut se construire un destin commun. Comprenez : l'absence d'obligation de référendum inscrite dans la Constitution pour les futurs élargissements de l'UE. En arrière-fond se dessine aussi l'idée d'une Europe « non pas des cercles concentriques, mais à géométrie variable », « une Europe protectrice, où le Conseil reprendrait le pas sur la Commission ». Non inscrit, l'élu craint certainement d'autant moins de faire la preuve de son indépendance que, pour lui, « la démocratie, c'est le clivage ».

Paru dans La Revue Parlementaire, Septembre 2008
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:56

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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:50

Un site très bien fait

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# Posté le mardi 14 octobre 2008 08:49